Synopsis:
Sugiyama, un salaryman quadragénaire a une femme aimante, une fille sans problème, et vient juste de faire bâtir sa propre maison dans la banlieue de Tôkyô, bref, tout va bien... Tous les jours, Sugiyama emprunte le même trajet de train, et tous les jours il observe secrètement une belle jeune femme qui se trouve derrière les fenêtres d’un cours de danse. Freiné par sa timidité, il n’ose franchir le pas de la porte... jusqu’au jour où, presque malgré lui, il s’y inscrit.
Véritable carton historique dans l’histoire du cinéma nippon, Shall we Dansu?, est également - et plus étonnamment - le plus gros succès cinématographique japonais aux USA, battant le record du sublime Ran du maître Kurosawa...
De vrais personnages, ou plutôt des personnalités ! Pour recréer tout ce microcosme qui évolue autour de Sugiyama, Suo s’est entouré d’excellents comédiens. Aux côtés de Koji Yakusho (Kamikaze Taxi, Shitsurakuen) qui prête ses traits à Sugiyama, on retrouve au hasard et dans le désordre la belle danseuse de ballet Tamiyo Kusakari, qui pour son unique rôle au cinéma s’en tire avec les honneurs, mais aussi Eriko Watanabe (Kanzen Naru Shiiku), Yu Tokui (Keizoku/Eiga - Beautiful Dreamer), Hiromasa Taguchi (Rajio no Jikan) du groupe comique Tension (Tenshon), Akira Emoto (Revolver), Misa Shimizu (Mirai no Omoide - Last Christmas), deux cameos de luxe de Masahiro Motoki (Chûgoku no Chôjin) et Ren Ôsugi (Hana-bi)... mais c’est surtout l’excellent Naoto Takenaka (Tôkyô Biyori) qui nous fait un show grandiose, où toute sa "folie" peut éclater pour le bonheur du spectateur !
Chacun peut vivre ses rêves, tant qu’on s’en donne les moyens... Véritable bouffée d’air frais, le film de Masayuki Suo est avant tout un grand moment de passion partagée, une passion dévorante symbolisée par la danse. Que vaut une vie sans rêves... et que valent les rêves sans amour ?... Shall we Dance, messieurs dames ? (Kuro)