Synopsis:
Tin Shui Wai est devenu en quelques années, et sous un flot soutenu d’émigrés Chinois, la principale banlieue à problème de Hong Kong. Nombreux ont été les faits divers scabreux qui ont fait la triste renommée de la zone résidentielle la plus pauvre de HK. Ling vit en plein milieu de la « Cité de la tristesse » et de ses 270 000 habitants. Alors qu’il est sans nouvelles de son petit frère depuis plus de deux ans, la police lui annonce que Jun est dans le coma suite à une tentative de suicide. Et ce n’est pas tout: il est accusé de meurtre.
Dès les premières images, Besieged City se veut sombre et coup de poing au travers d’un fait divers sordide qui enchaine avec une violence régnant dans l'enceinte scolaire. Un tableau noir magistralement mis en scène par Lawrence Ah Mon qui adopte une réalisation sobre et maîtrisée, le cadre est bon tout comme la photo. Une chose est indéniable, l’œuvre reste incrustée dans la rétine un bout de temps... (llitch Dillinger)
Le film se déroule dans Tin Shui Wai, véritable piège pour quiconque ose y poser les pieds. Pas non plus une zone de non droit, le cinéaste la dépeint pourtant comme telle. Si l'on trouve une forme d'espoir dans La Cité de dieu de Meirelles, Besieged City de Lawrence Ah Mon se termine sèchement et flanque par la même occasion un joli coup de crosse là où ça fait mal... (Xavier Chanoine)
D’un négatif éprouvant, Besieged City dépeint la chute d’enfants lâchés dans cette ville nouvelle, qui n’est jamais devenue le dortoir d’un renouveau industriel espéré. Si les histoires de délinquance juvénile et errances adolescentes sont nombreuses dans le cinéma contemporain, Besieged City s’en démarque d’emblée par l’âge de ses protagonistes. Son constat, effrayant et sans espoir, est omniprésent au travers des acteurs du film, tous excellents en dépit de leur jeune âge, et nous entraîne inévitablement sur la voie de l’interrogation. Les dernières images du film terminent de noyer Besieged City dans un pessimisme redoutable.(Akatomy)