Synopsis:
Wong Yiu est un personnage sans vergogne et un maître chanteur impitoyable jusqu’à ce qu’il rencontre une serveuse de bar, Luchuan. Il pense avoir de l’emprise sur elle, comme avec toutes les autres filles, mais l’entêtement de Luchuan dépasse l’imagination...
NB: Le film est une adaptation d'un roman de Wang Shuo, traduit en français sous le titre de Feu et Glace (éditions P. Picquier).
Ocean Flame devient une réussite immédiate, un film superbement érotique dans la montée du désir grandissant, communicatif par ses envolées fulgurantes, et peut-être plus simplement un superbe récit sur le couple résistant contre vents et marées à tous les évènements extérieurs. Liu Fendou filme le désir et le plaisir à fleur de peau, tout en hissant son intrigue au rang de grande tragédie violente et sentimentale emportant tout sur son passage. l'une des plus belles découvertes de ce Cannes 2008.
« Ocean Flame » est un film coup de poing. La passion destructrice des deux protagonistes, mue par une irrationalité qui la rend d'autant plus fascinante, est explorée jusque dans ses plus sombres tréfonds. On y retrouve le lyrisme d'un certain Takeshi Kitano dans « Hana-Bi », la violence milimétrée des films de Park Chan-wook (« Old Boy ») ou encore la fougue émanant des films de Oxide et Danny Pang (« Bangkok Dangerous »). Pourtant il s'agit bien d'une production chinoise, mettant fin à bien des a priori.
Il faut avoir les nerfs bien accrochés pour supporter ces gerbes de violence quasi passionnelles, masochistes, surréelles. Et le pire dans tout cela, c'est que Liu Fendou distille une vraie poésie et parvient à scotcher le spectateur par tant de maîtrise visuelle. (Carth)
Liu Fendou est une personne tout à fait horripilante et ses films sont tout à son image.. "Ocean Flame" est un film, que j'ai détesté aimer…ou plutôt aimé détester. C'est un vrai artiste – sauf qu'il le sait. Un réalisateur de talent avec un vrai sens de l'image, une incroyable direction de ses acteurs et un don pour raconter des histoires. J'ai horreur de ce film; mais je dois avouer avoir développé une fascination tout à fait morbide; tant de mépris et de rage accumulé à l'écran est rare de nos jours et donne une certaine énergie fascinante. On pense à la férocité d'un Kim Ki-duk à ses débuts (à partir d'un "Birdcage Inn" ou "Bad guy"); il y a ce même malaise clairement palpable durant la projection. L'histoire vogue vers son dénouement tout à fait logique... Quoique terrible. (Happy)