Synopsis:
Katayama est un salary-man sans-histoire. Alors qu’il regagne tranquillement son domicile dans l’espoir de fêter l’anniversaire de sa toute jeune fille, il entend le bruit sourd de coups violents au détour d'un parking, suivis des gémissement d’un SDF brutalisé par une bande d’adolescents. Un instant d’hésitation plus tard et il décide de s’opposer à cette violence gratuite. Réussissant à faire battre en retraite les agresseurs, il est provoqué par l’un d’eux qui sort un couteau. Le désarmant, il se met à le frapper au visage de rage, avant que la police n’intervienne. L’adolescent brutalisé, qui semble être le meneur de la bande décide par la suite de se venger, en s’en prenant à ce que l’homme a de plus cher : sa fille.
Alors que Miike nous a plutôt habitués à des films où la démesure est de rigueur, "sun scarred" est peut être une de ses oeuvres les plus marquantes. Inscrite dans un contexte social d'un réalisme saisissant, il s'agit d'un drame humain, mené avec une maîtrise et une froideur sidérante. Miike signe un film quasi-irréprochable, très dru, très prenant, très puissant, son film le plus effrayant. (Léo Ho-Tep)
Si Miike ne se départit par foncièrement d’un certain cinéma d’action - ni de son sens du grotesque à l’image de la séquence impliquant Kenichi Endo -, dont il maîtrise désormais toutes les ficèles, à l’image du final en clin d’oeil au Silence des Agneaux, il adopte ici un réalisme froid à l’aide d’un brillant travail en caméra portée, aidé par une photographie terne, aux contrastes parfois lugubres, sans oublier l’utilisation parcimonieuse de la musique de son fidèle compositeur Koji Endo, dont la bande sonore sert parfaitement l’atmosphère sombre du métrage.