Bounce Ko Gals
Titre Original: Baunsu ko gaurusu
Réalisateur: Harada Masato
Genre: drame
Année: 1997
Pays: Japon
Durée: 1H50
Acteurs: Sato Yasue,Sato Futami, Okamoto Yukiko,Harada Masato,
Murakami Jun, Yazawa Shin, Momoi Kaori, Yakusho Koji
 
 
Synopsis:
Lisa, une jeune étudiante de Sendaï, quitte la maison familiale pour aller vivre à New-York. Ayant vingt-quatre heures devant elle, elle décide de passer par Shibuya, lieu où les étudiantes peuvent avec une certaine facilité soutirer des sommes non négligeables à des pervers en mal de sensations. Naïve, Lisa espère se faire de l'argent facile en vendant ses sous-vêtements et tournant dans une vidéo (soi-disant) soft. Manque de bol, le tournage dégénère et toutes ses économies sont volées. Elle fait la connaissance d'une autre étudiante Raku, qui décide de l'aider en lui présentant sa copine Jonko. Cette dernière lui propose un bon plan pour récupérer son argent avant qu'elle ne reparte...
Analyses et critiques (HKmania):
Ce film a été réalisé en 1997 et se passe sur une durée de 24 h à Shibuya, un quartier populaire de Tokyo. L’histoire racontée dans le film s’est passée quelque part au Japon entre 1992 et 1996, et Masato Harada retrace en 24 h ce qui s’est passé en 4 ans sur le phénomène de la prostitution juvénile. Aujourd’hui encore, ce phénomène est toujours très présent au Japon.
« Excentriques jusqu’à l’outrance, les jeunes Japonaises des quartiers branchés de la capitale font de leur corps une provocation. Pour se donner l’illusion d’être aimées. » Murakami Ryû
La fascination sexuelle qu’exercent les très jeunes femmes sur les hommes plus âgés n’est pas exclusive au Japon, mais le particularisme qui fait que ce phénomène est connu sous des couleurs différentes dans ce pays tient au fait que les jeunes japonaises sont conscientes de leur pouvoir sexuel. Certaines d’entre elles ont appris à en profiter, à jouer avec. Le souci majeur (et souligné dans le film) étant que ces jeunes femmes, parce qu’elles sont conscientes de l’attraction qu’elles exercent sur certains mâles, parce que certaines d’entre elles parviennent à en tirer un profit, passent du statut de victimes à celui de coupables. La société japonaise, qui a enfanté un tel dérapage, ne semble pas vouloir vraiment reconnaître sa “progéniture”, et ferme parfois les yeux, rejetant les maux sur les filles elles mêmes (voir de quelle manière un flic minimise les faits et couvre l’affaire après le passage à tabac d’une écolière par un salary man). La situation au Japon semble néanmoins évoluer, poursuites et enquêtes étant de plus en plus régulièrement diligentées par les autorités compétentes(...)
c'est en effet un phénomène culturel avant même d’être commercial. La femme est devenue, au Japon, l’icône même de la mutation sociale, et c’est là le fruit d’une très lente maturation qui s’est accélérée dans les années 80 avec l’explosion du phénomène kawaii (mignon)
Le mouvement kawaii connaît de nombreux sous mouvements et cultures parallèles : les ganguro-gyaru (femmes au visage noir), les bihakukei (belles et blanches), et bien entendu les petites écolières. La femme devient un véritable détonateur de la vie sociale japonaise, elle n’est plus cantonnée au rang de ménagère apprivoisée ou de joli bibelot d’appartement : elle a un pouvoir, et elle s’en sert.
Note Imdb: 7.1/10
Trailer:
Liens:
Partie01
Partie02
Sous titres français inclus
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